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Et pour quelques skills de plus.

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Et pour quelques skills de plus.

Message par olrik le Mar 5 Avr 2016 - 3:32

Prologue.

La première chose qui le frappe lorsqu'il ouvre la porte de la chambre, c'est l'odeur.
Fringues sales, sueur rance, bouffe oubliée, sécrétions diverses, corps mal lavé...l'odeur fade de la maladie, et cet arôme discret, douceâtre, qu'il a toujours associé à la mort. Marrant, ça, sourit-il intérieurement. Ca sent la mort dans cette chambre, et je suis même pas encore entré.
On entend respirer le dormeur, une respiration lourde, entrecoupée. Laborieuse.
La lampe à pétrole qu'il tient en main est réglée au minimum, juste assez pour qu'il puisse se guider dans le capharnaüm qui jonche la chambre. Il approche de la tête du lit, notant au passage le vieil uniforme élimé bien plié sur un cintre. Maintenant qu'il sait, il reconnait le logo sur la manche.
Il se penche légèrement pour contempler le visage usé, transpirant, pâle et maladif du dormeur. Puis, il tourne lentement la molette de la lampe pour augmenter la flamme.
Le vieil homme dans le lit remue, ouvre les yeux, son regard paniqué balaie la pièce, aveuglé par la lumière. Puis il accommode et reconnaît le porteur de la lampe.
-"Oooohhhh...ah, c'est toi..."
Bref hochement de tête. L'homme debout approche une chaise libre de sa main vide, s'assoit tranquillement, pose la lampe sur la table de chevet.
La voix du vieillard est hasardeuse, grasseyante, mal assurée. L'alcool, la maladie, le sommeil.
-"Il a parlé?"
-"Et comment!"
Le malade plisse les yeux de contentement, exhibant des dents sales et mal plantées. L'homme assis rectifie la bordure du chapeau qu'il a gardé sur la tête, tranquillement, puis poursuit.
-"Il a dit des choses qui t'intéressent, et d'autres choses qui m'intéressent moi."
Le sourire se fige légèrement, un voile d'inquiétude trouble  le regard chassieux.
-"Ah...c'est à dire?"
-"Le nom sous lequel se cache Jackson. C'est Sécatix."
-"Ah..."
-"Ca, c'est pour toi."
Le malade ne sourit plus. Il a même carrément l'air inquiet. L'autre attend, sans le quitter des yeux.
-"...et puis?"
-"Et puis il m'a parlé d'une certaine carte, qui a disparu. Pleine de belle free Exp. C'est ça qui m'intéresse."
Dans le silence qui suit, la respiration du malade se fait de plus en plus sifflante. Ses yeux cherchent à lire le visage de son interlocuteur, sans grand succès.  
-"...Ah. Et quoi d'autre?"
-"Huh! Ca n'est pas suffisant? Mais ne te fais pas de soucis. Jamais plus il ne dira rien."
-"Ah, bon!"
Le visage ridé et transpirant s'éclaire. De ses doigts tremblants, le vieillard palpe sous son oreiller, et ramène une liasse de billets soigneusement pliée.  
-"Tiens! Tiens...Voilà les 5000 Golds qui te reviennent."
L'autre prend la liasse, la fait tourner entre ses doigts, la glisse dans la poche de son gilet. Il se lève lentement.
-"Oh, j'allais oublier. Il m'a donné 10000 Golds, et sais-tu pourquoi? Pour que je te tue."
Et il rit. Son rire fait écho au caquètement sénile du vieillard, qui semble trouver la nouvelle sacrément drôle. L'homme debout se penche vers le lit et attrape lentement l'oreiller sur lequel s'appuie le vieux.
-"Mais l'ennui, c'est que moi, je finis toujours le travail pour lequel on me paie. Tu le sais, n'est-ce pas?"
L'oreiller sur la tête d'une main, l'autre qui saisit le flingue d'un geste professionnel.
-"Nooon! Nooon! Olrik, NOOON!"
Bang.
Bang.
Bang.
Et bang, juste pour être sûr. Ca ne mange pas de pain. On sait jamais, après tout, même le pire des pouilleux a un ange gardien.
Olrik écoute quelques instants, mais il sait que la maison est vide. En plus, le bruit des détonations a été assourdi par l'oreiller. Ils sont pas mal, ces 152mm/47 Mark 16. Bon, ça vaut pas les 3'9 à tir rapide qu'on avait sur les plutons, à la bonne époque de Navyfield. Mais ça fait son petit effet de près. C'est précis, rapide. Fiable. Cleveland Style.
Maintenant, la carte. L'autre a été  très clair, c'est le vieux qui doit l'avoir. Et un vieux, malade comme ça, y doit planquer un papier aussi précieux dans un lieu qu'il pense inexpugnable, mais à portée de main...
D'un geste brutal, Il fait basculer le corps et le matelas. Bingo.
Le manque d'originalité chez ces personnages secondaires, j'te jure.
La carte file rejoindre les billets dans la poche du gilet.
Tout en contemplant le cadavre, olrik récupère la lampe et l'éteint dans un éclat de rire.


Dernière édition par olrik le Mer 13 Avr 2016 - 8:53, édité 1 fois

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«Quand on doit tuer quelqu'un, ça ne coûte rien d'être poli.»
« Après la guerre, deux choix s’offraient à moi : finir ma vie comme député, ou la finir comme alcoolique. Je remercie Dieu d’avoir si bien guidé mon choix : je ne suis plus député ! »
Winston Churchill.
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Re: Et pour quelques skills de plus.

Message par torquemada le Mar 5 Avr 2016 - 8:46

Argh !!
Tonton Olrik raconte moi encore une histoire Very Happy

le trésor se trouve dans la tombe de jackson dans le cimetière de sad hill... silent

c'est qui le vieux ???

_________________
Il sortit dans un décor de jungle et de soleil levant, avec le tchouf-tchouf-tchouf dans les oreilles. Dans le lointain, un sitar plaqua un accord. Torque alluma une Lucky Strike et sourit.
-"J'adore l'odeur du Napalm au petit matin."
Il assura son vieux BAR à son épaule et partit chercher le Graal.

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Re: Et pour quelques skills de plus.

Message par olrik le Mar 5 Avr 2016 - 10:30

Prologue (suite)


-"...espèce de salopard! Tu paieras pour ça, tiens! Et t'en baveras, toi aussi! J'te jure que t'en baveras, charogne! ...Détache moi! Détache-moi, fils de chien galeux! T'entends? T'as encore le temps de m'détacher! Si tu m'détaches, on en parle plus! Sinon, j'veux voir les vers te manger les yeux et la figure!"
Aucune réaction de la part du chef de char qui dirige d'une main sûre son Tigre P full développé à travers le trafic dense qui emboucane la boueuse rue principale d'Himmelsdorf en cette belle matinée printanière. La forme gigotante posée en travers du panneau arrière se débat futilement, mais rien à faire; il est bien garotté. Sa voix se fait plaintive.  
-"Ah, mon dieu...putain, je m'sens mal! Enlève moi d'là, j'en peux plus! Le sang m'est monté à la tête!"
Le tigre s'arrète en cliquetant devant le bureau du chef Modo pour le serveur Europe. Le moteur se tait, le chef de char (un grand type impassible, impeccable dans une tenue FNFL passée) sort lentement de son écoutille, descend souplement sur le sol boueux, et fait quelques mouvements d'assouplissement tandis qu'une petite foule curieuse commence à se rassembler, attirée par les gémissements de plus en plus pathétiques de l'homme ligoté.
D'une main ferme, le grand type saisit le ceinturon du prisonnier, le fait glisser le long du capot arrière et le dépose debout contre un poteau providentiel, contre lequel  il reste pantelant. C'est un gars de taille moyenne, vétu de haillons vaguement moyenâgeux. Il secoue la tête d'un air épuisé.
-"Ah...écoute, écoute, blondin...de l'eau, de l'eau!"
le grand type s'est rapproché, et le crachat le touche en pleine poire. Gros rire gras du prisonnier.
L'autre s'essuie la joue lentement avec un petit sourire commisératif, et balance un gros revers dans la figure du cracheur, qui part à la renverse dans la boue.
-"Salaud! Fils de chienne! Tu t'attaques à un pauv' type qui sait pas s'défendre! Détache-moi si t'es un homme! Ah tu t'en vas, t'as peur, hein? Viens ici, charogne! Reviens!"
Le grand type ne répond toujours pas, contourne lentement le corps gigotant et pénètre dans le bureau du Chef Modo. Il en ressort presqu'aussitôt, accompagné d'un gros type moustachu avec une étoile à son revers et un rouleau de papier à la main, format affiche.
-" Mais d'où y sort, celui-là? Dès qu'un cocu s'en va, il en arrive un autre! Qu'est ce que tu veux?"
Le Modo s'accroupit à coté du prisonnier, et le cogne violemment à deux reprises, juste pour le plaisir. On est pas modérateur sur un gros jeu comme World of Tanks si on aime pas frapper les gens à terre.
-"La ferme! La ferme!"
Il déroule lentement l'affiche qu'il tient en main; c'est un avis de recherche; la photo est celle du gars ligoté.
-"Tiens, regarde, tu la connais, cette sale gueule?"
-"Hrmmm!"
-"C'est la tienne!"
-"La mienne? Qui vous dit qu'c'est la mienne?"
Le modo se relève pesamment, et s'approche du chasseur de prime, toujours impassible et silencieux à coté de la porte, imperméable aux cris et aux menaces qui continuent à fuser.
-"Déchirez ça! Déchirez ça! J'vous dirai après c'qu'y faut y mettre! Maudits soient les modos et ceux qui les ont inventés! Oh! Y va lui donner d'l'argent, maintenant? Traître! Tu m'as vendu! Mais tu l'emporteras pas au paradis! Ah non alors! Parce que s'y a un peu d'justice en ce monde, t'iras crever en prison, comme un rat! Et tous tes semblables, tous! Jusqu'au dernier!"
L'argent a changé de main. 20000 gold. Pas énorme, mais c'est du menu fretin. Tranquillement, l'homme sort de sa poche un Bretzel, le visse en bouche, le mâchonne en contemplant le prisonnier impuissant.
-"Ah, pasque t'es un beau salaud! Ah t'en sais rien, mais moi je l'sais! Et les autres aussi, y l'savent! T'es l'fils de tout le monde! T'as pas un père, t'en as mille! Et ta mère, tu veux savoir, c'est une putain! T'envoies à la potence un innocent, qu'à jamais fait d'mal de son existence!"


-"...déjà recherché dans 14 serveurs de ce jeu! A été reconnu coupable d'homicide volontaire, d'attaque à main armée, de vol de crédits et d'xp officiels du jeu, de vol d'objets sacrés, d'incendie criminel d'une prison du serveur,  de faux témoignage, bigamie, abandon du domicile conjugal,  incitation à la prostitution, escroquerie et extorsion de fonds, de recel, d'émission de fausse monnaie, d'usage de munitions interdites, d'usage de jeux de cartes et de dès truqués, d'agression et d'importation frauduleuse d'animaux protégés, de trafic de peaux de Pandas..."
La foule est venue en foule pour voir la pendaison. On a pas si souvent l'occasion de se marrer entre deux parties. Debout sur une chaise empruntée au saloon voisin, le condamné semble curieusement détaché, écoutant la litanie des chefs d'accusation en approuvant de la tête, comme s'il vérifiait une check-list avant le grand décollage vers l'au-delà.
L'officier d'état-civil de corvée anônne consciencieusement les formules consacrées.
-"...En vertu des pouvoirs qui nous sont conférés, nous condamnons le dénommé Torquemada 221, alias Bénédicio Pacifico Juan Maria Kibandalez..."
Perdu dans la foule, un tigre P ronronne doucement. Ses écoutilles sont fermées, seule la tourelle tourne légèrement de droite à gauche, comme pour couvrir le champ de tir devant lui. Si une âme curieuse (et dotée d'une excellente ouïe) pouvait entendre à travers les 100 mm de blindage renforcé de la tourelle, elle entendrait une voix rajouter:  
-"...dit le porc..."
et ses narines frémiraient sans doute face à l'odeur âcre de pâte de brioche pochée dans une solution de bicarbonate de soude, et parsemée d'éclats de gros sel.
-"...à la peine de mort, par pendaison. Fasse que le Seigneur tout puissant ait pitié de son âme. Bourreau!"
Le chef modo s'approche, souriant benoîtement, et s'apprète à faire valser la chaise d'un coup de pied majestueux.
L'aboiement du 8.8 cm KwK 43 L/71 prend tout le monde par surprise. La corde est tranchée net. Le rugissement des deux moteurs Porsche Type 100/3 couvre les cris paniqués des spectateurs qui s'égaillent devant la ruée du char lourd.
Trois autres coups de canon, en succession rapide, font le vide devant eux. Tout le monde fuit, modo ou pas. Le tigre s'arrète brièvement à coté du presque pendu, le temps que celui-ci saute à bord, puis s'éloigne dans un grand vacarme en tirant encore quelques obus au hasard, histoire de marquer le coup.

-"Et voilà, cinq pour toi, et un, deux, trois, quatre...cinq pour moi. Cinq de plus pour toi, et cinq de plus pour moi."
La journée est belle, ensoleillée, et les Golds sont encore plus jouissifs quand ils sont malhonnètement gagnés.
Le grand type en uniforme FNFL sourit benoîtement (il a bien aimé la façon de sourire du chef modo dans le paragraphe précédent).
-"Tu sais ce que tu vaux, maintenant?"
-"Non, combien?"
-"30000 Golds."
-"Eh hé! Ahahahaha."
Torquemada vérifierait bien si l'autre l'a pas arnaqué au passage, mais il a des petits problèmes avec les gros chiffres (au delà de 5). Il range ses billets sous sa soutane en lambeaux.
-"Le monde se divise en deux, mon ami. Ceux qui ont la corde au cou, et ceux qui la leur coupent. Oui, seulement, celui qui a la corde au cou, c'est moi. Moi j'risque gros. C'est pourquoi, la prochaine fois, j'veux plus de la moitié."
Le sourire de l'autre s'élargit encore.
-"Ouais, tu as la corde au cou, mais moi je tire...et si tu m'rognes mon pourcentage...bretzel?"
Il mâchouille quelques instants en silence.
-"...Qui sait? il peut arriver que je rate mon coup...mhh?"
-"Mhhh. Mais si tu manques la corde, Béber, ne manque pas l'pendu. Celui qui m'fait une entourloupette et m'laisse la vie sauve...c'est qu'il n'a rien compris à Senor Torquemada."


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Re: Et pour quelques skills de plus.

Message par torquemada le Mar 5 Avr 2016 - 17:58

manquait la bande son ....à ecouter en même temps que l'on lit l'histoire

c'est le système Olrikscope THX


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Re: Et pour quelques skills de plus.

Message par olrik le Mar 12 Avr 2016 - 13:21

Chapitre 1 : La Mine d'Exp Perdue Du Biélorusse Mort.

Musique.

"A l'époque, je me faisais appeler "Jackson 2000". D'une part parce que j'adorais "Off the wall", le meilleur Jackson si vous voulez mon avis, mais surtout parce que ça me permettait de me toucher les couilles en public, ce qui est toujours appréciable. J'avais eu quelques mots avec des gars de la Frontière, des mecs qui savaient pas apprécier la bonne blague..."
(Extrait de "mémoires résumées de Sécatix", Tome XLV, chapitre 357-418, "journées du 13 et 14 avril")


-"Arh...moi l'désert, ça m'donne soif. Ca brûle, hein?" Bangoo dégoupille d'un geste sûr sa gourde et boit, sans perdre des yeux la silhouette de sécatix à pied, si frêle dans le décor désolé.
-"On dit que sur la peau des blonds, le soleil ça fait mal..."
Il tend la gourde à son acolyte, mais celui-ci ne la voit pas: il observe aussi Sécatix qui prend sa propre gourde et la porte à ses lèvres. Rapide comme la pensée, Ranka dégaine ses 20 mm Hispano-Suiza Birkigt Gun, fait sauter la gourde des mains de Sécatix d'une balle bien placée, et finit de la percer avec deux autres tirs diaboliquement précis. Puis, en souriant, il fait voler le chapeau qui protégeait le crâne de Sécatix d'une cartouche mutine.
-"Tu dois t'sentir tout léger, Jackson, hein?" Son gros rire fait écho aux trilles haut placés de Bangoo, qui apprécie la bonne blague, quoi qu'on en dise, surtout si lui est tranquillement assis dans la tourelle de son T2 light.
Sécatix reste impavide. Impavide, mais curieux.
-"Où allons nous?"
-"Où allons nous? Tu veux dire où NOUS, on va. Tu le vois ce beau sable fin? Eh ben ça, c'est El Halluf."
-"Une fournaise longue de 250 km que même les équipes de Clan war ne traversent pas. De ce coté s'enfuit l'équipe verte, et de là arrivent les Rouges".
-"Mais ici, jamais personne ne vient. Y'a que toi, et nous."
-"C'est bien comme promenade, tu trouves pas?"
Sécatix ne répond pas. Si seulement il était pas à pied, il aurait ses chances. Mais il n'a pratiquement jamais joué à WOT, et n'a pas l'expérience des deux autres; il ne connaît pas cette carte, et sans armes, sans eau pour faire flotter son Kagero, sans parler de boire...est-ce donc ici le dernier chapitre de son existence? N'ira t'il pas au-delà du tome XLV de ses mémoires? Quel gâchis!
-"Tu t'souviens de ce que tu nous a dit une fois? "Bangoo, si tu économises ton souffle tu trouveras toujours moyen de t'en tirer". Et si, par manque de chance, il t'arrivait de crever..."
-"Tu crèverais très lentement...à tout p'tit feu." Il n'y a plus trace d'humour dans la voix de Ranka.
-"Après toi!"
Les deux T2 light se mettent lentement en route, suivant la silhouette minuscule qui s'engage en titubant entre les dunes.

Les deux affreux ont raison, c'est l'enfer. Désolé, aride, vide, sans ombre, sans rien, quoi. quelques vieilles épaves oubliées depuis des années, et Sécatix qui marche, de plus en plus sec.
Et ces deux connards qui se moquent de lui depuis leurs tourelles protégées par des ombrelles (sûrement piquées à des petites vieilles violées lors du sac d'Himmelsdorf, ou à Prokhorovka, va savoir):
-"Comment, tu t'reposes déjà? Du nerf!"
-"On est presque arrivés...y'a plus que 200 km!..."
-"Et plus que 8 heures en marchant en plein soleil, mon joli...!"
-"Muhahahahahaha!"
-"Tu vas pas t'laisser aller...Avance!"
Les heures passent, mais la fin est proche. Sécatix se laisse de plus en plus aller, jusqu'au moment où il roule au pied d'une dune, brulé, cloqué, déshydraté (ce qui est le comble pour un marin). Il ne se relèvera plus, c'est sûr.
Bangoo stoppe son char, descend de la tourelle, et s'approche lentement, précautionneusement, en dégainant lentement ses 20 mm. Il vise soigneusement la tête boursouflée de sa victime, et avec presque du regret dans la voix:
-"Eh bien, Jackson...Adieu!"
Le chien remonte, lentement. Mais Sécatix, tout faible qu'il est, ne regarde pas le canon de l'arme, tout proche. Il a plutôt l'air...d'écouter.
Et à présent, Bangoo entend, lui aussi. Il fait signe à Ranka d'arréter son tank, et dans le silence du désert, on distingue clairement le bruit des chenilles et du moteur au ralenti juste de l'autre coté de la dune.

C'est un KV 220-2 "béta-test" Russe  tier V aux couleurs du Team Wargaming, rien de moins. Gravement abimé par les batailles, avec d'énormes trous dans la coque, et qui a l'air d'avancer tout seul, à petite vitesse. L'écoutille de tourelle est ouverte, le corps du chef de char sort à moitié de l'ouverture. Bangoo, aidé de Ranka qui l'a rejoint, grimpe souplement sur la coque pour jeter un oeil, fait glisser le corps du tankiste qui obstrue la tourelle et le balance au sol.
L'intérieur du char est une vraie fournaise; l'équipage est étalé un peu partout, sur les sièges, les parois et sur le plancher; l'odeur est quasiment solide, putréfaction, poudre brûlée et métal surchauffé; c'est pas avec un réparkit standard qu'on pourrait remettre ce tank en état. Ranka passe la main par l'écoutille du pilote et met le char à l'arrèt en coupant le contact.
L'instinct du pillard est une chose merveilleuse; en pincant le nez au début, nos deux compères ont tôt fait de commencer à fouiller les cadavres, s'extasiant ici sur une montre en or, là sur une tabatière encore pleine de bonne coke (et en avant le petit sniff qui met du coeur à l'ouvrage), bref, l'ouverture des cadeaux sous le sapin de Noël, quoi.
Alors qu'il fouille le corps du tankiste qui est à l'extérieur, Ranka manque de se pisser dessus lorsque l'oeil de ce dernier s'ouvre soudain et que le gars l'agrippe faiblement par le colback.
-"...De l'eau!"
Ranka dégaine souplement histoire de mettre un terme à ses souffrances.
- "Je te donnerai...de l'exp! Des milliards de...free exp!"
Le chuchotement de l'agonisant bloque le geste de Ranka. Bangoo, qui a l'oreille du tigre quand il s'agit d'exp, se rapproche aussi pour saisir les faibles soupirs de l'homme.
-"Qu'est-ce que tu dis? Mais enfin, qui es-tu?"
-"Vlad...Vladimir...Likkidde...je...je suis développeur chez...Wargaming...je...ils nous ont pris en traître...je...j'ai soif!"
-"Oui, oui, Vladimir Likkide. Ravi de te rencontrer, je suis l'oncle de Chris Roberts. Combien dis-tu que tu possèdes de free exp?"
-"Plus de cinquante...milliards...ils sont tous dans une caisse...Kislyi n'y est pour rien, je...je les ai cachés..."
Ranka et Bangoo échangent un regard. Le regard émerveillé du gagnant au loto, de l'homme qui met Ava Gardner à poil dans son plumard, du premier à débloquer le Super Yamato.
-"Où? Où? Ici? On t'écoute!"
-"La carte..."
-"Quelle carte?"
-"Two...Two Brothers...Il y a une grotte...au..."
-"Quelle grotte? Elle est où, cette grotte? T'as les coordonnées, hein? Parle! Parle!"
-"Y'a...une grotte...Cette grotte est à...à...à..."
-"A?"
-"A?"
-"..à boire!"
-"D'abord, dis-nous où, et on te donnera de l'eau. Two brothers, d'accord. La grotte, c'est d'accord. Mais tu nous parles de coordonnées, lesquelles? On peut pas trouver une grotte au milieu de mille autres!"
La tête de Likkide retombe. Il a l'air au bout du rouleau. L'inquiétude envahit les deux compères.
-"Ne meurs pas...ne meurs pas, hein? Tu vas pas nous faire cette vacherie! Ne meurs pas! Tiens le coup, on t'apporte de l'eau! Ne...ne meurs pas tout de suite, salopard!"
Les deux se précipitent vers leur char, c'est à celui qui ira le plus vite. Bangoo saisit sa gourde le premier, se précipite vers le corps immobile...un autre corps se trouve à coté du premier. Recroquevillé. Un corps tout boursouflé de soleil, au visage brulé.
-"Fous le camp, Sécatix!"
-"Va-t'en de là! Allez, file!" D'un coup de pied, Bangoo éloigne Sécatix, le temps de se rendre compte que Likkide a passé l'arme à gauche.
La voix de Sécatix est faible, agonisante.
-"...il est mort..."
-"J'vais t'tuer!"
-"...Si j'étais toi, ...Bangoo,...je f'rais pas ça. Tu t'rends pas compte que si vous m'tuez, vous resterez...les gros paysans que vous êtes pendant toute votre vie..."
-"Allez raconte! Quest-ce qu'il a dit?" Bangoo agite son pétard sous le nez de Sécatix comme si c'était un flacon de sels.
-"Il a dit...que sur une île...y'avait une certaine grotte, à certaines coordonnées..."
-"Quelles coordonnées?"
Sécatix sourit faiblement puis tourne de l'oeil.
Ranka regarde Bangoo.
Bangoo regarde Ranka.
Les deux se jettent au chevet de Sécatix d'un même mouvement.
-"Sécatix! Sécatix! Mais qu'est ce que tu fais?"
-"Tu meurs?"
-"C'est nous! Tes amis! Ne meurs pas! Attends un peu!"
-"Ne meurs pas! Dis-nous que tu vas pas mourir!"

A suivre.


Dernière édition par olrik le Mar 12 Avr 2016 - 15:44, édité 2 fois

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Re: Et pour quelques skills de plus.

Message par almere le Mar 12 Avr 2016 - 15:07

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Re: Et pour quelques skills de plus.

Message par olrik le Mer 13 Avr 2016 - 10:57

Musique.

"C'était l'idée de Ranka de se déguiser avec les uniformes Wargaming pour sortir de ce trou perdu. J'ai donc enfilé un uniforme wargaming très seyant, avec (...)(*). Une fois sortis d'El Halluf, nous sommes entrés dans une autre carte, "Sand river", une magnifique (...)(**). Mais ça pouvait pas durer, et on a été capturés par l'ennemi, des chinois de Steel Océan, une bande de(...)(***)"
(Extrait de "mémoires résumées de Sécatix", Tome XLVI, chapitre 957-2812, "journées du 17 et 18 avril")




-"Allez avance...avance, Bangoo...ne fais pas tant de manières..."
Propulsé d'une main ferme, Bangoo fait quelques pas dans la pièce calme et aérée. Un homme, vétu d'un uniforme de Sous-Officier Steel Océan, est en train de manger à la grande table centrale; une exquise odeur de râgout monte aux narines affamées de Bangoo. Ses yeux inquisiteurs notent la bouteille de whisky pleine, les petits pains, l'assiette déjà servie qui semble l'attendre; son estomac se réjouit bruyamment : Grololololoïnk.
-"Ca fait un bout de temps, hein?"
L'homme assis considère Bangoo de haut en bas, d'un air vaguement amusé. Nouveau grognement abdominal qui se répercute dans le silence de la salle, prenant des proportions Grand-Orguesques.
-"Tu as faim? Assieds toi et mange."
Bangoo ne se le fait pas dire deux fois. Il s'assied, saisit sa cuillère d'une main conquérante, porte à sa bouche une énorme portion de râgout...et s'immobilise, cuillère devant la gueule, saisi d'un soudain soupçon.
Sans s'offusquer, en le regardant droit dans les yeux, l'autre prend lentement et délibérément une cuillerée dans l'assiette de Bangoo, et la mange.
-"Huhuhu j'm'en doutais." Bangoo enfourne sa bouchée, et continue, la bouche pleine:
-"Au moment où j't'ai vu, je m'suis dit: "regarde-moi c'cochon d'Olrik, lui au moins il a su se placer". Tout de même, y devrait pas oublier les copains!"
Ceci dit en regardant fixement la bouteille de whisky qui lui fait de l'oeil. Olrik sert copieusement un grand verre que Bangoo saisit avec fermeté.
-"T'en fais pas, je n'les oublie pas, les copains..."
-"A la tienne!"
-"Ca m'fait plaisir d'les r'voir, tu sais, Bangoo."
-"C'est gentil."
-"...surtout quand les amis viennent de si loin, et qu'ils ont tant de choses à m'raconter."
-"Mhh."
-"Toi, tu en as, des choses à raconter!"
Bangoo finit son assiette, attire à lui le plat, et commence à taper directement dedans. On a beau dire, on bouffe pas bien dans ces camps de prisonniers chinois.
-"Mhh."
-"Tu as été arrété sur la map "Sand river"?"
-"Mhh".
-"Mhh. Donc, si tu étais avec Kislyi, ça veut dire que...tu venais de El Halluf?...Mhh? C'est bien ça?"
Bangoo surveille avec attention le visage d'Olrik par dessus sa cuillère pleine. Où y veut en venir, ce con? Est-ce que, par hasard? Il saisit son verre, constate qu'il est vide. Sans un mot, Olrik lui passe la bouteille, puis continue.
-"C'est moche, le désert..."
-"Mhhh! Oui...surtout quand on a rien à boire!" Grosse goulée à même le goulot.
-"Mais comment se fait-il que tu t'appelles Vladimir Likkide, maintenant?"
Houla, minute papillon...c'est quoi, ces questions? Bangoo, méfie-toi, chuchote la petite voix de sa conscience. N'en dis pas trop. Noie le poisson.
-"Ben, euh...c'est aussi bien qu'un autre nom, hein? Quelquefois, c'est utile de changer de nom. Eh, d'ailleurs, toi aussi, toi aussi t'as changé de nom! On t'appelle Sergent, maintenant!"
Olrik se lève, finit de se rouler un petit pétard digestif tout en se dirigeant vers la fenêtre. Il feint de ne pas entendre le grognement de Bangoo, toujours le nez dans son assiette.
-"Mhh. Sergent...Elle est bien bonne..."
Arrivé devant la fenêtre, Olrik allume son spliff et fait un signe de tête discret à quelqu'un dehors.
-"Dis, Bangoo, tu aimes ça, la musique?"
-"Musique? Ah oui, j'aime ça, surtout après un bon déjeuner!"
Un orchestre commence à jouer à l'extérieur, alors qu'Olrik revient à pas tranquilles vers la table tout en fouillant dans sa poche.
-"Alors comme ça, Vladimir Likkide, c'est un nom d'emprunt?"
-"Oui."
-"Alors, cette tabatière pleine de coke, tu l'as empruntée aussi? A l'intérieur il y a le nom de Vladimir Likkide...petit rail?"
Bangoo considère la tabatière (confisquée lors de sa capture) avec méfiance. Olrik se permet un bon sourire.
-"Prends-en, n'aie pas peur..."
Après avoir vaguement essuyé sa main graisseuse, Bangoo avance ses doigts pour prendre une pincée...Olrik referme la tabatière avec violence sur ses doigts, lui arrachant un hurlement. Puis il fait un signe à quelqu'un par dessus l'épaule de Bangoo, avant de se reculer en tirant sur son joint.
Obnubilé par la douleur, Bangoo sent une poigne terrifiante le saisir par derrière, le soulever de sa chaise et le propulser à travers la pièce.
Il tente de se relever, mais l'énorme caporal silencieux qui a surgi d'on ne sait où lui balance un coup de pied en pleine bidoche qui lui coupe la respiration, avant de le relever par le colback et de lui asséner une grêle de coups de poings à assommer un boeuf.
Olrik s'est assis tranquille et contemple le spectacle avec détachement. Le caporal bloque Bangoo sur la table et lui coupe la respiration d'une autre manchette. Olrik se penche d'un air intéressé.
-"Qu'est-ce qu'il t'a dit, Likkide, quand tu l'as vu? De l'exp, il t'en a pas parlé?"
-"J'ignore... de quoi tu parles."
Nouveau regard vers le caporal, nouveau signe de tête. La raclée continue. Les hurlements de Bangoo, le bruit sourd des coups et le fracas des meubles renversés s'entendent vaguement de l'extérieur, où un soldat SO est tranquillement assis, fumant le cigare à coté de l'orchestre de prisonniers qui joue. Il retire son cigare de la bouche, le temps de sussurrer:
-"Plus fort!"

A quelques mètres, derrière une barrière de barbelés, les autres prisonniers regardent l'orchestre et la baraque. Un vieux vétéran se penche vers Sécatix et Ranka.
-"Je n'voudrais pas être à la place de votre ami...plus l'orchestre joue fort, et plus le Dude cogne. Bon Dieu, c'qu'il a pu en torturer, çui-là..."


Olrik a des problèmes avec son pétard; ça consume pas droit. Il le rallume posément, en continuant à apprécier la raclée en professionnel.
-"Alors, ça t'aide à digérer? Allez, mets-toi à table!"
-"J'ai rien à dire, Olrik!"
Coup de pied dans les vertèbres, manchette Janopaise dans la glotte, Double Nelson tournoyant, coup du Père François dans les gesticules.

Un des gars de l'orchestre, qui sait très bien ce que la musique signifie pour le gars dans la baraque, craque et cesse de jouer. Le soldat le regarde d'un air méchant.
-"C'est pas fini!"
L'autre reprend son violon en pleurant silencieusement, et continue.

Le Dude a bloqué Bangoo sur la table, et lui presse les pouces dans les orbites. Les cris sont insoutenables, mais Olrik les soutient très bien. Il sait que c'est la fin, que l'autre va bientôt en avoir...
-"Aaaaaassez! Aaaaa...assez!"
Olrik s'avance pour la curée.
-"Likkide t'a dit où se trouvait l'exp?"
-"Il a dit...qu'elle était dans une grotte..."
-"Où ça?"
-"Two Brothers...la carte Two Brothers..."
Sourire hideux d'Olrik.
-"Dans quelle grotte?"
-"Je sais pas" Le sourire d'Olrik se fige.
-"...je sais pas..Sec...Sécatix...il le sait, Sécatix...dans quelle grotte l'exp est cachée...y sait les coordonnées..."
Olrik tête son joint en souriant venimeusement. Son regard se porte au loin, vers le camp.


Propulsé d'une main ferme, Sécatix fait quelques pas dans la pièce calme et bien aérée. Il a juste le temps de lever les bras pour attraper la pile de fringues civiles qu'Olrik lui envoie.
-"Pour toi, la guerre est finie. Mets ces vêtements."
Olrik est déjà en civil, il finit de se préparer.
-"Pourquoi?"
-"Parce qu'on va s'en aller, tous les deux."
-"Où ça?"
-"Vers 50 milliards de free exp. Moi je connais le nom d'une carte, et toi les coordonnées d'une grotte."
Lentement Sécatix commence à retirer son uniforme. Il considère avec attention une tache rougeâtre sur le sol, l'effleure du bout de sa botte: tout frais.
-"Et l'orchestre, tu n'le fais pas jouer, pour moi?"
Olrik lui jette un oeil inquisiteur.
-"Parlerais-tu?"
-"Je n'en ai pas l'impression."
-"Et moi non plus. Non pas que tu sois plus dur que Bangoo, mais tu es plus malin et tu me dirais n'importe quoi."
-"Alors, Bangoo, tu l'as..."
-"Mhhh...non. Pas encore. Mais lui et Ranka sont en bonnes mains."
Olrik jette d'une main sûre un ceinturon en direction de Sécatix qui le capte au vol. Des 152 mm.
-"Tu changes d'associé, mais tu ne fais pas une mauvaise affaire, je n'suis pas trop gourmand, tu verras. Je sais être très correct. Je ne veux...que la moitié."
D'un geste expert, Sécatix dégaine et considère son gun avec professionnalisme. Olrik l'observe avec attention, la main pas trop loin de ses propres flingues.
Sécatix sourit, bon enfant.
-"Bon."


(*) Coupure de l'auteur. Manquent 44 pages d'habillage.
(**) Coupure de l'auteur. Manquent 68 pages de descriptions.
(***) Coupure de l'auteur. Manquent 96 pages d'insultes racistes.

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